Tallisker

Issue d’une famille où l’apprentissage de la musique est un impératif, Eléonore tombe amoureuse du violoncelle à l’âge de huit ans. C’est à l’école municipale de musique, et non au conservatoire, qu’elle pousse ses premiers coups d’archets.

Sérieux coup de foudre pour Led Zeppelin – elle s’empare d’une guitare électrique à l’âge de 15 ans. Une guitare jazz rouge cerise piquée à tonton. C’est l’époque du premier groupe de rock, mi-garage mi-crado, où elle est chanteuse et guitariste. Cat Power, Shannon Wright ou encore Patti Smith : autant de grandes soeurs modèles avec qui elle partage son amour pour le rock brut, abrasif et taciturne. 

Le tournant folk à 20 ans : sa rencontre avec le singer-songwriter Johan Asherton, qu’elle accompagnera en tournée (choeurs, percus et mandoline appris sur le tas) et qui l’encouragera se produire seule, dans un répertoire trad et blues.

Quand elle n’explore pas la scène rouennaise, elle se nourrit de Shakespeare, s’isole et compose dans un homestudio de fortune où elle assimile progressivement les techniques de beatmaking, de sampling et de production artisanales. C’est en mêlant des arrangements de voix, guitare et violoncelle très aériens à des drumkits électroniques et des sub-bass brutales que Tallisker trouve son identité première.

La couleur mélancolique, introspective et élégiaque des ses compositions rappelle des artistes comme Björk, Agnès Obel et Beach House, tandis que des sommets de violentes déflagrations électriques trahissent sa fascination récente pour les univers post-rock et épiques de Sigur Ros ou Mogwaï. 

Cet ovni post-folk électronique retient rapidement l’attention du public. A 26 ans, parrainée par le 106, elle reçoit l’appui d’un manager puis des Tontons Tourneurs avant d’assurer quelques belles premières parties comme Woodkid, Emilie Simon, Ibeyi, Nosfell, Baxter Dury, Yaël Naïm… et d’aller jouer au Cambodge. 

Lauréate finaliste des Inrocks Lab 2014, Tallisker fait appel à l’avant-gardisme trap et électro de Sun Jun pour collaborer sur la production de son premier EP atmosphérique et audacieux, Implosion, paru en janvier 2015.

Un manifeste de stargazing très tourbé et plutôt prometteur, puisqu’elle remporte dans la foulée le prix Booster – réponse l’encourageant à multiplier les scènes, les experimentations musicales et les collaborations artistiques dans les années à venir. 

Installée à Paris, elle compose et répète avec le soutien de l’équipe des studios SMOM (dispositif Désinvolt). Elle travaille actuellement sur son deuxième EP, Heliotrop, qui sortira au printemps 2016.

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EN STUDIO

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L’écriture, les arrangements et le maquêtage se font de préférence n’importe où et n’importe quand : chez moi, chez des copains, dans les cafés, la maison de vacances des parents, entre 2 couchsurfing et même parfois dans ma voiture-escargot. Mon ordi et ma carte son sont comme mon trousseau de clefs : je les emmène partout, je jette des idées, je choisis mes matières premières et j’assemble ensuite à tête reposée. Pour les prises de son définitives, c’est une autre histoire. J’enregistre l’essentiel des morceaux chez moi, mais pour le violoncelle et la voix, je suis maniaque. Ce sont des instruments dont l’âme est complexe à restituer. Je pose souvent une session d’enregistrement aux studios 106, ça va assez vite, et je repars avec un beau grain de bois et de voix. Je ne suis pas fan des prises faites le même jour dans un même lieu. Je préfère bosser avec spontanéité et m’accommoder des textures différentes, des décalages esthétiques et des temporalités étranges. Mes chansons sont des produits de l’itinérance, du hasard, de l’accident. Ce n’est pas de la négligence, c’est une vraie volonté ! Pour la production et le mixage, je fais confiance à mes oreilles mais je fais souvent appel à une oreille extérieure ou un professionnel qui va me dire honnêtement ce qui craint et ce qui est superbe, ou me suggérer des traitements de sons plus bluffants, des sonorités plus avant-gardistes. Il est difficile pour moi de déléguer un mixage à 100%, je veux savoir tout ce qu’il se passe dans la chanson, je trouve cela plus constructif d’être dans un apprentissage permanent. Bref, dans l’ensemble, plutôt DIY.

EN SCENE

Plutôt DIY aussi. Transposer des morceaux complexes à une performance live solo est un vrai challenge. Ca tombe bien, je suis une geek. Je synchronise plusieurs loopers et pédaliers midi entre eux en enregistrant tour à tour boucles de guitare, de voix, de violoncelle et de synthé. Cette superposition de samples construit progressivement une paysage sonore de plus en plus dense. Le déclenchement et l’arrêt des enregistrements ainsi que le niveau sonore de chaque boucle sont contrôlés au pied.  Avec d’autres pédaliers, il est possible de moduler les effets appliqués à chaque instrument (disto, reverb, octaver, harmonizer…). Enfin, un contrôleur midi manuel (knobs, faders & pads) me permet de mixer en direct l’ensemble des boucles tout en y incorporant des filtres, beat repeats, delay, etc. Terrain de jeu sans fin pour la dégradation du son, l’improvisation et la déconstruction des morceaux. Les sections rythmiques sont parfois enregistrées, parfois déclenchées sous forme de séquences ou, plus souvent, pré-produites et générées par un logiciel son au même titre que les sub-bass et samples radio.

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WITH A LITTLE HELP FROM MY FRIENDS

JE NE SUIS PAS TOUJOURS TOUTE SEULE

LEWIS EVANS TRIO

« Je voudrais parler aux femmes, mais aussi à leur mères ». La phrase est osée, Lewis Evans l’est aussi. 4 mars 1986, Oxford Street Hospital, Liverpool: Lewis Evans pousse son premier cri. 28 années et deux groupes plus tard (Lanskies; Aftersex), le charismatique chanteur et songwriter est arrivé à maturité. En trio avec Tallisker au violoncelle et Jan au piano, ses chansons aux couleurs sixties et romantiques font du bien.

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CES ARBRES QUI MARCHENT

Les métamorphoses d’Ovide reprennent vie avec les mots de Louis-Marie et la musique de Tallisker. Orphée a réveillé les arbres et ils marchent vers lui, avec tout le peuple des êtres surnaturels : vents divins, dryades et nymphes. Les mythes ont un pouvoir solaire pour dire le rapt, la violence actuelle ou la justice… Les points lumineux d’Apollon ne sont jamais loin pour nous aider à cheminer.

THE HIGH LONESOMES

In the fall of 2009, Johan Asherton started recording an album of covers of songs by some of his favorite singer songwriters – Townes Van Zandt, Bob Dylan, Gene Clark… with the help of his friends, multi-instumentalists and singers Stéphane Dambry and Eléonore Melisande. The album, « High Lonesomes », was released in September 2010 and gave its name to the newly-formed trio. The trio performs live on a regular basis, having recently completed short tours in Holland, Wales, and Brittany.

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NOS ANNES SAUVAGES

Avec comme point central la publication d’une revue apériodique, le collectif d’artistes Nos Années Sauvages se veut être un outil d’étude de la nature de l’homme aussi bien qu’un reflet de la jeune création plastique. Chaque numéro approfondit la réflexion à partir de photographies, textes, illustrations, et la mise en avant du travail de jeunes artistes ayant un lien particulier avec cette thématique animale. Chaque nouvel opus est prétexte à organiser une soirée de lancement, questionnant les limites entre exposition, installation, performance, défilé, concert…

THE INDEPENDENT STATES OF HOUSE

Lorsqu’elle met de côté son violoncelle, ses loops de guitare et sa voix cristalline, Tallisker fréquente les soirées underground et revêtit sa tenue de DJ. Houstekistan est la nouvelle destination pour toute personne en quête d’un dancefloor déshinibé et ensorcelé. Briser les genres devient maître-mot, et cette jeune nation inspirée par les premiers mouvements de techno et de house a récemment ouvert ses frontières aux citoyens de la Ghetto House, du Jakbeat, de l’Italo-disco ou encore du rap.

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Interview with Alt Digital Single Label

What’s your artist name and where does it come from ?

My stage name is Tallisker. And it has (almost) nothing to do with any whiskey. It stems from a road-trip around the Isle of Skye. Something epiphanic and strong happened up there. I was amazed by the overall wilderness, the ruggedness of the land and more particularly by the mystical atmosphere down on Talisker Bay. A piece of beauty beyond measure. Something rough and glorious, dramatic and magic. Samuel Johnson’s Journey features a powerful description of the Bay : “Talisker is the place beyond all that I have seen (…) where the hermit might expect to grow old in meditation, without possibility of disturbance or interruption. It is situated very near the sea, but upon a coast where no vessel lands but when it is driven by a tempest on the rocks. »

How did you start making music ?

Even if I’d been playing the cello since 8 yo and the guitar since 14 yo, there was no major creative process before I got my fostex multitracker tape recorder at the age of 18yo. It was a serious twist. This is when I became obsessively passionate about layers of sounds and started to write strings arrangements and play with multiple vocals. But I reckoned something was missing, something strong like a hard beat. So I got the cheapest software installed on my computer and that was the second twist. Dealing with samples, generating hip-hop beats, etc, enabled me to define what Tallisker’s identity was about and to record my first demos. Then these dynamics drew my attention on more specific issues like the art of producing and processing sounds, which is at the chore of my creative explorations today.

How would you describe your music ?

It’s an invitation to bathe in hot geiser water sipping a peaty Scotch whisky. And let the epiphany speak from within.

3 songs / albums you are really into at the moment ?

Cant take my ears off these 3 songs :
Collider (Jon Hopkins)
I Make Windows (Forest Fire)
I Wanna Fly Away (Blue Russell)

1 thing we should know about you?

I also DJ italo-disco music.

SECTION EN CHANTIER. MERCI DE VOTRE COMPREHENSION.

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